Un voyage scolaire en Écosse, le ski, les lochs : le rêve vu d’ici. Sauf que Bobby déteste l'Ecosse tout autant que les
voyages scolaires et préfère donc rester au fond du car pendant la pause-pipi. Parce que Bobby est aussi une solitaire : d’origine britannique, elle a grandi aux États-Unis et est revenue
depuis peu en Angleterre avec sa mère qui ne s’est jamais soucié d’elle, son père adoré étant mort peu avant de maladie. Pas très sociable Bobby, il va pourtant bien falloir qu’elle fasse équipe
avec les survivants.
Parce que voilà, camarades et professeur viennent de se transformer en zombies animés de très mauvaises intentions. Restent Smitty le flambeur, Alice l’écervelée et Pete l’intello. A quatre contre une horde, c’est peu mais ils ont l’avantage de la vitesse et de la débrouille. Ils vont réussir à s’enfuir avec le car scolaire, pour mieux revenir sur leurs pas, repartir, se retrouver bloqués, bref, tout ça piétine, ça ressemble même à une machination, un plan pour les coincer là, dans cette station-service. Mais les quatre intrépides jeunes gens trouvent refuge dans un château tout ce qu’il y a de plus écossais (avec tour, cellules et passages secrets) et désert. Momentanément. Parce que quand les propriétaires reviennent, pour n’être pas zombies, ils n’en sont pas moins armés de très mauvaises intentions à leur égard
C’est Bobby qui raconte cette invasion de zombies et le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle a le sens de la répartie. Au plus fort de la tourmente, son humour fuse plus que jamais. Vannes de zombies, mises en boite de ses camarades, auto-dérision féroce : rien de très subtil, que du potache mais vraiment drôle. Les situations sont elles aussi souvent cocasses, à l’image de cette carotte géante qui après avoir semé le virus zombiesque se met à poursuivre nos jeunes héros, les bras tendus et l’œil vide.
Pas de réflexion ici sur le genre humain, la survie ou quoi que ce soit d’ailleurs. Priorité à l’humour et à l’action, les situations critiques s’enchaînent, les hurlements aussi et le lecteur passe un très bon moment. L’invasion de zombies est traitée avec détachement et humour, un ton très adolescent et premier degré tout à fait réjouissant
Un billet chez AcrO.
Zombies Panic (2011), Kirsty McKay traduite de l'anglais par Daniel Lemoine, Seuil Jeunesse, mars 2012, 320 pages, 12.90€
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Littérairement curieuse et actuellement plongée dans une période hispanisante, je ne pouvais que m’intéresser à ce livre au titre aussi accrocheur que
romantique : « Tout ce que nous aurions pu être toi et moi si nous n’étions pas toi et moi ». Je me renseigne sur ce jeune auteur inconnu ici, né en 1973 et Barcelonais. Ce que
l’éditeur français met en avant sur la jaquette : « atteint d’un cancer, il perd une jambe, un poumon et une partie du foie, et passe l’essentiel de sa jeunesse à l’hôpital ». Je
compatis, je ne suis pas un monstre, mais je me dis que si l’intérêt principal de cet auteur est son cancer de jeunesse et donc la compassion qu’il fait naître chez le lecteur, c’est
littérairement mal parti…
Voici un nouveau bandit, pas meurtrier celui-là, juste voleur, mais le meilleur du monde d’après ses dires. Il s’appelle Eli Monpress, vit dans le royaume de
Mellinor dirigé par le roi Henrith de la maison d’Allaze, comme tous les rois depuis la fondation quatre cents ans auparavant. Eli n’opère pas seul, il a dans sa troupe Joseph Liechten, bretteur
et Nico, démonengeane. Leur dernier plan en date : kidnapper le roi Henrith et demander une rançon. Mais au moment où commence le roman Eli est prisonnier dans les oubliettes du château, il
va donc falloir qu’il commence à en sortir. Ce qu’il fait facilement en s’accordant les bonnes grâces de la porte. Car Eli est aussi magicien, de ceux qui parlent aux esprits. C’est alors que
Miranda, Spirite de son état, arrive au château sur ordre de la Cour aux esprits afin de chercher et récupérer les reliques magique disséminées dans le royaume de Mellinor par le roi fondateur,
Gregorn. C’était un roi magicien qui après lui a banni toute magie de son royaume, c’est dire que ni Eli ni Miranda ne sont les bienvenus. Même si Miranda est une Spirite, qui s’allie les esprits
avec leur accord et Eli un magicien qui les utilise par la contrainte (même si dans son cas, le charme semble la seule utilisée).


Alors qu’il n’a que douze ans, Cory assiste à un accident qui va marquer sa vie : une voiture sort de la route et plonge dans le lac. Son père plonge lui
aussi pour tenter d’aider le passager : il constate que ce dernier est menotté au volant et qu’il a été battu à mort. Il ne peut plus rien faire. Cory qui assiste de loin à la tentative de
sauvetage, aperçoit un homme qui comme lui contemple la scène. Quand il se rend à l’endroit où se trouvait cet homme, il trouve une plume verte.
