Lundi 29 décembre 2008
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Ça ne va pas être facile, je le sais déjà vu qu'il y a au moins dix jours que j'ai achevé ce livre et pas la moindre envie d'écrire
un billet. Je ne lis jamais de nouvelles, les textes courts me frustrent, en dessous de trois cents pages je sais d'avance que je vais être malheureuse. Mais ce livre a remporté le prix Julia
Verlanger 2008, le Grand Prix de l'Imaginaire 2009 catégorie nouvelle francophone et quantité d'avis élogieux un peu partout sur la blogosphère. Dont acte, me voilà lisant ce texte de Jeanne-A
Debats.
Il y est question d'une vieille dame contente d'en avoir fini avec la vie mais qui sur
proposition de son ancien amant et étudiant accepte une transmnèse, transplantation de son esprit dans un cachalot. Je n'ai rien contre les baleines et autres mammifères aquatiques et je compatis
autant que possible à leur triste sort. Mais je n'ai pas cru une minute à cette incarnation. A aucun moment je n'ai eu l'impression que cette vieille lady vivait dans la peau d'un cachalot et
encore moins qu'elle me transmettait ses émotions. Pire, l'humour à la sauce cachalot m'a semblé friser le ridicule. La vieille dame quant à elle est bien trop acariâtre pour emporter l'adhésion
sur si peu de pages. Le trafic autour des manipulations génétiques aurait pu être intéressant s'il avait été plus développé, il ne sert ici que de prétexte au destin des
cachalots.
L'écologie est un sujet difficile, dans le sens où l'on tombe très facilement dans le cliché et le bon sentiment. Fort heureusement, Jeanne-A Debats ne fait pas dans le propos moralisateur et
elle écrit bien. Ce moment de lecture ne fut donc pas désagréable, juste oubliable, avec le sentiment de passer à côté de quelque chose.
De Jeanne-A Debats sur ce blog : La ballade de Trash
La vieille Anglaise et le continent, Jeanne-A Debats, Griffe d'Encre, septembre 2008,
77 pages, 8€
Par Sandrine Brugot Maillard
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Publié dans : Romans adultes
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