Jeudi 31 mai 2012
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Un voyage scolaire en Écosse, le ski, les lochs : le rêve vu d’ici. Sauf que Bobby déteste l'Ecosse tout autant que les
voyages scolaires et préfère donc rester au fond du car pendant la pause-pipi. Parce que Bobby est aussi une solitaire : d’origine britannique, elle a grandi aux États-Unis et est revenue
depuis peu en Angleterre avec sa mère qui ne s’est jamais soucié d’elle, son père adoré étant mort peu avant de maladie. Pas très sociable Bobby, il va pourtant bien falloir qu’elle fasse équipe
avec les survivants.
Parce que voilà, camarades et professeur viennent de se transformer en zombies animés de très mauvaises intentions.
Restent Smitty le flambeur, Alice l’écervelée et Pete l’intello. A quatre contre une horde, c’est peu mais ils ont l’avantage de la vitesse et de la débrouille. Ils vont réussir à s’enfuir avec
le car scolaire, pour mieux revenir sur leurs pas, repartir, se retrouver bloqués, bref, tout ça piétine, ça ressemble même à une machination, un plan pour les coincer là, dans cette
station-service. Mais les quatre intrépides jeunes gens trouvent refuge dans un château tout ce qu’il y a de plus écossais (avec tour, cellules et passages secrets) et désert. Momentanément.
Parce que quand les propriétaires reviennent, pour n’être pas zombies, ils n’en sont pas moins armés de très mauvaises intentions à leur égard
C’est Bobby qui raconte cette invasion de zombies et le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle a le sens de la répartie.
Au plus fort de la tourmente, son humour fuse plus que jamais. Vannes de zombies, mises en boite de ses camarades, auto-dérision féroce : rien de très subtil, que du potache mais vraiment
drôle. Les situations sont elles aussi souvent cocasses, à l’image de cette carotte géante qui après avoir semé le virus zombiesque se met à poursuivre nos jeunes héros, les bras tendus et l’œil
vide.
Pas de réflexion ici sur le genre humain, la survie ou quoi que ce soit d’ailleurs. Priorité à l’humour et à l’action,
les situations critiques s’enchaînent, les hurlements aussi et le lecteur passe un très bon moment. L’invasion de zombies est traitée avec détachement et humour, un ton très adolescent et premier
degré tout à fait réjouissant.
Mots-clés : zombies
Zombies Panic (2011), Kirsty McKay traduite de l'anglais par Daniel Lemoine, Seuil Jeunesse, mars 2012, 320 pages,
12.90€